Fridays for Future. Rejoins l'espoir
« Nous sommes absorbées, indignées, terrorisées,… Nous n'en croyons pas nos yeux. Nous ne comprenons pas comment il est possible de vivre comme si de rien n'était après les avertissements que nous lancent l'ONU et le GIEC, autorité scientifique suprême en matière de changement climatique. Nous ne comprenons pas que des cathédrales brûlent et que la société tout entière s'en scandalise, et pourtant, nous soyons à […]
« Nous sommes stupéfaites, indignées, terrifiées… Nous n'en revenons pas. Nous ne comprenons pas comment il est possible de vivre comme si de rien n'était après les avertissements que nous lancent l'ONU et le GIEC, autorité scientifique suprême en matière de changement climatique. Nous ne comprenons pas que des cathédrales brûlent et que la société entière s'en scandalise, alors que nous sommes à 11 ans de brûler vives et que personne ne réagit. Nous ne comprenons pas comment il est possible qu'après 27 ans de sommets mondiaux pour tenter de résoudre le problème, les émissions ne cessent d'augmenter. N'est-ce pas incroyable ? Quelqu'un se soucie-t-il de la jeunesse ? Comment est-il possible, en ayant des fils et des filles, de ne pas se battre corps et âme pour leur assurer une planète habitable ? »
C'est ainsi que commençait la lettre ouverte que les représentants de Fridays For Future – Juventud por el Clima adressaient aux citoyens et aux dirigeants politiques avant les élections.
Une lettre qui nous a émues et avec laquelle nous sommes profondément en accord du début à la fin. Depuis que ce mouvement a vu le jour, chez Herbera, nous sentons que quelque chose change dans le monde, nous avons de l'espoir.
Il est vrai que depuis octobre de l'année dernière, lorsque les alarmes ont été tirées une fois de plus, peu de choses ont été faites par les institutions. À cette date, les experts de l'ONU demandaient instamment de prendre des mesures drastiques contre le changement climatique. Les scientifiques conseillant les Nations Unies ont averti les gouvernements qu'une transformation sans précédent était nécessaire pour limiter l'augmentation de la température à 1,5 degré.
Si presque rien de nouveau n'a été fait par les gouvernements, à quoi est dû notre espoir ?
Nous croyons qu'enfin, une partie importante de la société civile s'est réveillée. Nous savons que les grands changements commencent toujours par de grandes manifestations, par la pression des gens dans la rue. C'est ainsi que l'on a lutté contre le racisme aux États-Unis, c'est ainsi que les femmes et les collectifs LGTBI ont conquis des droits, et c'est seulement ainsi que nous parviendrons à freiner le changement climatique et à sauver notre planète.
Partout dans le monde, les manifestations autour de l'environnement se multiplient, il existe un mouvement mondial inarrêtable qui parcourt les rues des grandes capitales. Ce n'est que le début, mais la persévérance et le courage nous mèneront au succès.
Le 15 mars dernier a marqué un tournant grâce à la grande grève internationale de milliers de jeunes étudiants qui sont descendus dans la rue dans de nombreuses villes du monde entier pour exiger des politiciens des mesures urgentes et efficaces contre le changement climatique, convoqués dans le cadre du mouvement ‘Youth for Climate’ (Jeunes pour le climat). Au total, quelque 1 800 villes d'une centaine de pays lors d'une journée de grève et de revendication sous la bannière ‘Friday for Future’ (Vendredi pour le futur).
Mais comme toute chose, ce mouvement a été initié par une seule personne faisant un seul pas. La jeune militante suédoise Greta Thunberg, âgée de 15 ans, a entrepris sa croisade personnelle contre ce problème environnemental en manifestant chaque vendredi devant le parlement de son pays, puis en portant sa protestation aux Nations Unies lors de la COP24, la conférence de Katowice, en enregistrant un message sur les réseaux sociaux expliquant que « le changement climatique est un sujet très important et personne ne fait rien ». Elle a appelé les adolescents du monde entier à rejoindre sa cause : « vous n'êtes jamais trop insignifiant pour faire la différence, et si seulement quelques enfants sont capables de faire la une des journaux du monde entier juste pour ne pas aller à l'école, imaginons ce que nous pourrions accomplir si nous le voulions vraiment ». Lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, Thunberg a ajouté : « J'entends souvent les adultes dire : "Nous devons donner de l'espoir à la prochaine génération". Mais je ne veux pas de votre espoir. Je veux que vous ayez peur. Je veux que vous ressentiez la peur comme je le fais. Tous les jours. Et je veux que vous agissiez. Je veux que vous vous comportiez comme si la maison était en feu. Parce que c'est le cas. »
Depuis, chaque vendredi, des jeunes du monde entier manifestent et assurent qu'ils ne s'arrêteront pas tant que des mesures fortes ne seront pas appliquées.
C'est pourquoi nous pensons pouvoir affirmer qu'il y a de l'espoir. Soutenons ces jeunes qui veulent simplement nous sauver la vie à tous. #herberaseplanta #Fridaysforthefuture